marguerite-fleurie

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Crois moi.

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Tu es allé voir ailleurs. Voir si ailleurs il y avait meilleur. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu as peur. Tu es à la recherche de la perfection, mais au final, tu es simplement à la recherche d’une personne capable de donner du sens à ta vie. Seulement, la seule personne qui puisse faire cela, c’est toi-même. Car il n’y a que toi pour t’aimer, le souci est que tu ne le sais pas encore, ou peut-être ne souhaites-tu pas l’entendre. Alors tu te caches dans les bras des autres, à la recherche de l’amour que tu es incapable de te donner.. Je le vois bien que tu es malheureux, et c’est pour cela que je ne t’en veux pas. Cependant, je vais partir moi aussi, je vais partir loin et durant un long moment je ne serais plus là à t’épauler dans les mauvais comme les bons moments. Je ne serais plus là, à essayer de t’éclairer à travers les quelques mots et les quelques tendresses que je me permets de te donner. Crois moi, tu es une bonne personne, car tu as fait en sorte de ne pas me faire souffrir, malgré toi certes car ta coquille m’a permis de garder la mienne.

Mais un jour, un jour je te promet que tu réaliseras toute la beauté qui vit en toi. Je te promet que tu n’auras plus peur d’être qui tu es, et que tu assumeras la belle personne qui t’habite. Après tout si les autres t’aiment ce n’est pas pour rien. Rassure toi, tu trouveras, car je l’ai vu en toi, cette beauté tant recherché.

 

 


22/04/2017
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Rencontre

 

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Ta peau craquelé et martelé par la vie, semble elle aussi souffrir de celle-ci tout comme toi Judith. L'éclat de ta peau s'est évanouie dans tes désirs inassouvi. Tu t'es perdue et je te retrouve ainsi, assise au bord de cet océan, façonnant l'horizon d'un regard rempli de larme. Tu pleures. Tu te heurtes à la vie et te retrouve face à elle et sa force imposante. Tu es si petite face à cet océan et tu réalises que tu n'es rien face à lui..

 

Je décide de m’asseoir à tes côtés, plonger dans tes pensées, regarder l'horizon à ta hauteur.

Nous sommes à ce moment précis égaux face à la vie qui nous frôle de son eau fraîche et salé. Le son de l'eau et des oiseaux remplacent nos mots. Le moment est tel qu'il ne sert à rien de parlé, la situation en dit long. Je sais juste que tu es triste et pensive, je n'ai rien d'autre à savoir de plus.

Pour te protéger de tes mauvaises pensées, je te prend dans mes bras, t'enveloppant comme un manteau protecteur. Tu n'es plus seule face à cet élément. Tout se relâche, tu te décontractes et pleures dans mes bras. Malgré tout je te comprend.

Tu as le mal de la vie, tu n'as plus envie de dépendre de celle-ci, plus envie d'être cette petite créature marine pouvant se faire emporter par les vagues de son bien aimé l'océan. Tu souhaiterais pourtant t'accrocher à la vie comme tu t'accroches à ma veste, mais tes pieds glissent en sa direction.. La grandeur de l'éternité t'appelle et tu préfères entendre la voix de celle-ci fuyant la peur des paroles de ton cœur.

Je suis là moi aussi, présent, spectateur de ton combat, incapable d'agir car la bataille se passe en toi. Tu n'oses même pas me regarder, encore moins me parler, et je ne peux rien faire face à ce spectacle. Dit moi seulement que tu es encore là près de moi.. offre moi un bout de ta pensée..

 

« Judith parle moi, que se passe-t-il ?» dis-je sous une perte de contrôle inexplicable  ; malheureusement je dois faire face à son silence déconcertant.. Son esprit semble avoir quitté toute partie vivante de son être, le regard perdu dans le vide, elle semble se détachait du tout petit à petit.

 


 

 

Au même moment, au même endroit mais dans une autre dimension dans la pensée de Juliette.. ;

 

« Et je me sentais comme prisonnière d'un tonneau de vague, à tel point que j'en ai perdu la vision. Perte de contrôle. Seule ma voix intérieur  s'accroche pour ne pas me laisser aller au rythme des vagues. 

L'océan a perdu sa nature, il est si silencieux et pourtant si dévastateur. Majestueux par ses mouvements apaisants, il n'en a pas pour autant les idées bien placées.. Et j'ai peur de cette pensée intérieure, j'ai peur de découvrir ce nouveau paysage dévasté par la vérité.. Paysage pourtant autrefois mythique voir idyllique, brisé en si peu de temps..  Aujourd'hui, j'ai peur de ne pas avoir les outils tout comme la force nécessaire pour le reconstruite..
Et pourtant, je sais que ces moments privilégiés en tête à tête sont un cadeau, cependant je ne sais discerner le bien du mal de tout cela, si ce n'est ma volonté à me faire bercer par cet être naturel.  »

 


 

 

 

« Mais au fond est-ce que cela a réellement un sens ? Pourquoi vouloir valser au rythme de l'inconnu et de l'imprévu lorsque la sécurité t'offre ses baisers.. ? » lui redemandai-je dans l'espoir d'une réponse de sa part.



« Tout simplement parce que c'est cela la vérité. La vie se cache à travers l'invisible Fabio. Elle se trouve présente à travers tout, le vent, le soleil, un sourire, un frisson.. elle se passe là sous notre nez.. mais bien des personnes n'en n'ont réellement conscience que sur leur lit de mort... Lorsque qu'ils comprennent enfin que la vie se trouvait partout et qu'elle est sur le point de disparaître d'eux-mêmes.. c'est tragique et pourtant.. cela explique le regret de tant de personnes à leur mort..

Je ne veux rien regretter, je n'ai rien à regretter, je n'ai pas peur de la vie, elle m'appelle voilà tout. »



Je compris alors ce qu'il se passait..

C'est comme un tourbillon qui vit en moi, un cyclone, une tempête qui laboure mon corps dans son entièreté ; j'étais un frein à sa réalisation.

Je n'ai pas voulu plus longtemps la déranger en ce moment de recueillement.. et la laissa s'évader.


30/10/2016
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Croqué Dégusté Crustacé

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Ça puait la tristesse dans chaque parcelle de sa pièce, la luminosité était à son minimum, comme à son habitude elle préparait le thé pendant que je m'installais tel un petit garçon sur son grand canapé moelleux et vieilli par le temps mais qui le rendait justement plus apaisant. Comme une vingtaine d'année auparavant je n'avais plus rien en tête si ce n'est l'attente des délicieux cookies de tante Lucie. Moelleux, Fondant, c'est un délice de saveur qui vous parcoure le corps à chaque bouché, elle n'a jamais voulu me donner la recette magique de ces merveilles, mais je la découvrirais un jour ou l'autre (ça fait 20ans que je me répète la même chose). Un biscuit, pas plus gros que la paume de la main, réussi en une seule bouché à vous faire voyager dans des endroits inimaginable de votre majestueux et imaginaire esprit. Se déployant tel les ailes d'un aigles il vous offre un éventail d'idée, d'envie et de folie que vous ne vous serez même pas senti capable d'imaginer avant d'avoir goûté ces fameux cookies. A chaque moment de ma vie, lorsque je me sens au bord du burn-out, c'est à dire presque une fois par mois, je rend visite à ma petite tante Lucie, mais je rend surtout visite à mon esprit afin qu'il puisse m'aider à sortir de cette vie dans laquelle je tourne en rond. C'est égoïste, je le sais et elle le sait aussi. Mais à quoi bon, en gardant cette recette pour elle, elle me tient en laisse, et moi je me laisse faire. C'est du donnant donnant, après tout qui n'agît pas ainsi dans la vie.


24/02/2016
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Une vie.

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Un touché, une pincée, un dégoût, je ne supporte plus d'avoir des soucis dans ma vie. Les commérages ne sont plus de mon âge, je veux, j'ai besoin de liberté mais je me sens comme emprisonné dans un cercle fermé dont j'ai délibérément perdu la clé. Je suis dans un espace arrondi et sans issue où les espérances frôlent les contours sans limite. Enfermé, immobilisé, je me ferme au monde entier.

Je relève la tête, le ciel m'observe sans pour autant me donner d’échelle. J'appelle à l'aide et me démène, que quelqu'un m'aide! C'est un combat sans fin qui me fait face, je dois me débrouiller autrement. La vie ne semble pas si facile, pourtant ce cercle semble si lisse, sans égratignure ni fissure malgré le temps passé à l'intérieur, seul mon reflet persiste dans celui-ci et contribue à me tuer à petit feu j'essaie de me combattre, de frapper à grands coups celui-ci mais je ne me fais plus mal qu'autre chose... J'ai beau vouloir, rien n'y fait.
Alors j'attends mais je perds mon temps, je dois agir, mais de quelle manière ?

J'accepte. Je me dois d'accepter d'être enfermé, après tout frapper n'a servi qu'à me briser, j'accepte, dans l'amour, et la simplicité, j'efface et crache cette amertume pour n'y remplacer que des liquides amoureux.
De cette révélation, un léger nuage descendit de son village céleste pour soulever mon petit corps et l'amener hors de ce cercle. De là-haut je vis le monde tel que je l'avais toujours voulu, il ne m'avait fallu qu'une chose, depuis toutes ces années, accepter. Malgré qu'aujourd'hui il soit trop tard pour vivre ma vie terrestre, je pars en paix dans les cieux, émerveillé de ce monde porteur de vérité que l'on a tendance à ne pas regarder de peur de devenir aveugler par cette fameuse vérité qui est que l'on a perdu tout notre temps à se contempler sur les parois d'un cercle fermé.
Accepter est comme un synonyme d'aimer, accepter c'est s'accepter soi-même, s'aimer dans chacun de nos gestes et aimer chacune de nos situations dans la vie
J'aime et ne compte pas dans la compassion et la guérison, d'un corps, d'un cœur et d'une conscience meurtri par un passé, son seul remède est d'accepter d'avoir souffert.
Alors acceptons.

Voilà petite histoire pour vous faire réaliser (je l'espère de tout cœur) que l'on peut toujours relever la tête de nos situations difficiles, (faut-il encore vouloir s'en sortir) mais aussi que si vous voulez avancer dans la vie, il va falloir commencer par vous changer et à mettre un coup à votre égo en acceptant et en se pardonnant d'un passé qui sans doute vous gêne.

La vie est si jolie, ne l'oubliez pas.


28/12/2015
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Terre natale.

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♒ ♒ ♒

 

Tu respires douceur et rêve d'Ève.

Toi, qui éveil de nombreux amants.
Il n'y a guère de colère lorsque ton jour se lève.
Toi, être imposant, charmant de tes regards envoutants.

 


Tu es la muse d'une histoire sans fin.
Sans toi, quel goût aurait la faim ?
Nos désirs sont tes plaisirs, mais que te reste-t-il ?
Nous t'avons tout pris jusqu'à la dernière île.


Une chose reste,

plus ravageante que toutes les pestes.
Une chose unique au son lunatique,

cette chose a pour effet quelque chose de magique.


À la fois maternelle et passionnel,

l'amour que j'ai pour toi ma terre reste éternel. ©

 

 

♒ ♒ ♒

 


 -Marie


24/11/2015
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