marguerite-fleurie

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• Chapitre 2 - Vouloir Oublier -

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Je n'ai pas réussi à dormir cette nuit. Cette voix, si pur, ma empêcher de trouver le sommeil. Je me réveille donc la tête dans le cirage, la morale dans les chaussettes et une boule au ventre. En clair, je me sens mal. J'ai l'impression d'avoir raté un épisode, manqué un indice. Peut-être il aurait fallu plus me concentrer plus sur cette voix, essayer de retourner dans cet endroit . Mais non, c'est impossible, ce qu'il m'est arrivé est impossible, et pourtant quelque chose me dit au fond de moi, que c'est bien réel. Mais je n'ai pas confiance.
Il me tarde d'arriver au lycée, afin d'oublier ce qu'il vient de se passer.

J'aime la vie au lycée, et y être me rassure. Pour moi c'est comme une forteresse qui me protège du danger extérieur. C'est une forteresse d'intelligence, ma barrière qui repousse toutes mes mauvaises penser, et me fait oublier. À l'intérieur de ces bâtiments, j'ai pour habitude de scruter les moindres détails de chaque personne, leurs faiblesses, leurs habitudes, arriver à identifier qui sont-ils vraiment derrière leur apparence d'adolescent. Ils se donnent tous l'impression d'être ce qu'ils ne sont pas avec des styles différents. Moi je les admire d'autres se moquent d'eux. Comme le dit le dicton ; « les apparences sont parfois trompeuses ». Les gens oublient souvent cela, ils ont tort. Ils passent à côté de merveilleuses personnes, qu'ils jugent trop ou pas assez bien comparé à eux. Voilà ce qu'est le monde de nos jours. Un monde de classe sociale, nous ne sommes pas si loin de nos ancêtres à ce niveau-là. La vie au lycée c'est donc en partie cela, se juger, se regarder, se recopier et se suivre tel des moutons. Et admirer cela du coin de l'oeil me fait sourire.

C'est donc adosser à ce mur en béton frais que j'attends que la sonnerie retentisse l'heure de l'apprentissage. Je vois défiler des tas de personnes devant moi, ils sentent le parfum du matin, certains ont les joues rosées par le froid, d'autres le naît. Je trouve cela charmant et cela m'apaise de cette nuit mouvementée. Mes camarades de classe me trouvent, elles aussi sont rougies par le froid, et leur bise me rafraichit le visage. C'est donc dans un élan de fraicheur que nous allons en classe.

Enfin la récré, mon moment de détente favoris. Il l'est encore plus dans ma situation car je peux découvrir de nouveaux visages, de nouveaux styles, de nouvelles voix. Je descends donc les escaliers du lycée à toute vitesse Charlotte et Émilie me trouvent d'ailleurs très énergique pour un mardi matin. Elles ne peuvent pas comprendre ce que je ressens à ce moment présent, j'ai envie de courir, de me libérer, de gouter à la fraicheur matinale, et sentir l'air me caresser le visage. C'est un feu d'artifice de bonheur qui vit en moi à ce moment-là. Et je n'ai pas de mot pour leur exprimer ce que je vis de l'intérieur. Cette nuit n'est plus qu'un lointain souvenir et c'est ce qu'il met en joie. Mais ce bonheur se figea, le temps avec lui. Plus rien ne bouger autour de moi, seuls les battements de mon cœur parlaient. Le silence remplissait l'espace, mes yeux ne bougeaient plus, ils fixaient. Je ne sentais plus mon corps, la bouche entrouverte aucune son n'en sortait. Deux yeux verts émeraude me fixaient en retour. À travers de la foule je ne voyais que lui et son regard. Nous ne formions qu'un. Il semblait tout aussi tétanisé et mit fin à cet instant qui correspondait à une fraction de seconde mais qui pour moi avait duré une éternité. Qui était-ce ? Je me retourne pour demander à mes amies qui était ce garçon, mais elles ne sont plus là. Je suis perdu, ma joie aussi, j'ai besoin de réponse. Je me retourne et me détourne afin d'essayer de les trouver.En vain, je n'y réussit pas. Soudain je sentis, une présence, plus forte que les personnes qui m'entouraient, plus chaude et piquante. Je sens une main se poser sur mon épaule. Mon ventre se contracte, mon cœur s'emballe, mon souffle s'accélère. Je sais d'avance que c'est lui. Je pourrais le deviner à 200 km. Je me retourne. Je n'ose pas le regarder, ma timidité vole ma parole. Je suis déstabilisé. Il me regarde avec admiration, le sourire en coin, il me dit ; « alors c'est toi », - « comment ça moi ? » - « Celle dont tout le monde parle »- mes joues me brûlent et je ne sais que répondre, il est si proche de moi. « Je m'appelle Alexandre, mais tout le monde m'appelle Alex » - « Alexandre c'est mieux » lui répondis-je. Certaines personnes nous bousculés, mais nous restions sur place, nous ne bougions pas tel des statuts. Nos regards parlaient, tout ce qui nous entourer n'avait plus d'importance, seul son regard compter. C'est drôle c'est la seule personne que je n'arrive pas à déchiffrer, la seule qui me pose tant de problème. Il est si mystérieux. Alors c'est cela tomber amoureux . C'est pour cela que l'on dit que c'est la plus belle chose de notre vie . Moi je n'y crois pas, je crois que ce qu'il nous arrive est bien plus fort, c'est magnétique, électrique, comme la rencontre de deux aimants. Malgré le fait que je soi déstabilise je me sens bien. Il me fait me sentir bien en fait. La sonnerie met fin à ce moment inexplicable. « Attends-moi à la récré, on en a pas terminez » me dit-il, je lui souris bêtement, et pars en cours.

Je le retrouve l'après-midi, devant le lycée. On décide de s'assoir près d'un arbre. Le soleil nous réchauffe le visage. Je ferme les yeux pour profiter de sa chaleur. Le silence règne entre nous deux. À croire que le silence est notre seul point commun. Je décide donc de le briser ; « pourquoi as-tu voulu que l'on se retrouve ? » ; « Parce que tu es unique » ; de suite je rigole et lui donne une tape amicale sur l'épaule pour le punir de se la jouer draguer avec moi ; « Oui et après tu vas me dire que je suis le soleil de ta vie parce que la lumière brille à travers moi . » Je lui ai dit ça en rigolant mais lui il n'avait pas l'air de rire. Son visage s'était refroidi, il avait une mine étonnée, les sourcils froncés, et me regarder intensément. « Pourquoi tu fais cette tête j'ai dit un truc qu'il ne fallait pas ? » ; «La phrase que tu as dite je l'ai déjà entendu, dans mon rêve cette nuit... ». Mais oui ! Le rêve, hier soir, dans ma chambre. Tout cela s'était envolé de mon esprit et me frappe en pleine figure. J'ai la même expression que lui, nous étions tous deux étonnés. Il me raconte son " rêve  exactement comme le mien. Que se passait-il ? Pleins de questions nous venions à l'esprit. Nous sommes tous deux perdu et nous ne savons comment réagir face à cette situation. La sonnerie retentit, il est temps de retourner en classe. Je le quitte sur ces derniers mots ; « Nous sommes liés, je le ressens ainsi. » Lui aussi le ressent, dès la première fois où il m'a vue.

Mes cours sont terminés. Je rentre à la maison, le souvenir de cette après-midi dans la tête. Les moindres gestes, paroles, sont gravés dans ma mémoire. Cette phrase aussi. « La lumière brille en toi ». Cette voix, nous la connaissions tous deux, elle nous liait. Nous étions le symbole que cette voix existée réellement, que ce n'était probablement pas un rêve. Ma volonté d'oublier ce qui s'est passé la nuit dernière n'a manifestement pas suffiVouloir de ne veux pas dire pouvoir.


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Marie

 

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22/03/2015
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