marguerite-fleurie

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• Chapitre 1 - Découverte d'un nouveau monde -

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Le monde nous paraît si grand, si impressionnant et pourtant dans ce grand monde où l'on vit, on rencontre certaines personnes au hasard. Cette rencontre, ces personnes auront un impact sur nos vies. Mais alors, pourquoi le hasard a provoqué ce que nous sommes maintenant ? Est-ce qu'il existe vraiment ou est cette juste une preuve que chaque personne est liée liée à une destinée propre. Je pense que l'on a tous notre chemin de vie à faire, quelles que soient les péripéties, bonne ou mauvaise, on vit dans le but de faire, apprendre, prouver quelque chose. Il ne nous reste donc plus qu'à savoir quelle est cette destinée, quelle est ma destinée, c'est l'une des questions qui me reviennent le plus à l'esprit.
Pour moi, en ce jour si important ; qui est le jour de ma rentrée au lycée ; c'est le début d'une nouvelle aventure. Durant mes vacances d'été, sur la plage de la mer Méditerranée, j'ai attendu ce jour avec impatience, le fait de découvrir un nouveau milieu scolaire, de nouvelles personnes, de nouveau professeur m'enchantait au plus haut point. Bon, cependant tout n'était pas jolie, mélangé à ce sentiment d’impatience, la peur me nouait le ventre, serais-je dans une bonne classe ? Serais-je avec mes amis ? Les questions typiques que tout le monde se pose... Bref, la rentrée étant aujourd'hui, le stress m'envahit. Tout le long du trajet, musique à fond dans les oreilles, mes pensées sont vides, je me prépare psychologiquement à cette nouvelle entrée, cette nouvelle expérience. Arrivé à destination, je me dirige vers les listes de classe, la masse d'adolescent tout beau, bien habillé envahit le préau, se poussant tel du bétail pour chercher leur classe. À ce moment-là je me sens seule, la musique toujours dans mes oreilles m'accompagne dans ce moment de solitude, en bruit de fond le crie des filles heureuses de se revoir, de se retrouver dans la même classe. Moi je n'avais pas tout ça, pas cette année, après avoir déménagé j'ai quitté tous mes amis, je ne connais donc personne, et me retrouve seule face à moi-même. J'ai enfin trouvé ma classe c'est la 206, rendez-vous au 1er étage pour découvrir ma nouvelle classe.

 

J'arrive au niveau de la classe, les couloirs sont remplis d'élèves. Mes yeux n'ont qu'un but, la salle 206, au loin, je l’aperçois entre les têtes des lycéens. Devant la salle sont entassés des filles, des garçons, mes futurs camarades, tous racontant leurs exploits de cet été si excitant. Je pose mon sac par terre, et les conversations se stop. Ils ont quoi à me fixer comme si j'étais un animal de zoo . Après tout, il est vrai que je leur suis étrangère et qu'un nouveau visage dans leur entourage doit leur paraître extraordinaire. Je sens la honte me rougir les joues, leur regard interrogatif me foudroie, les chuchotements des filles et leur piaillement s'élèvent peu à peu, cela ne peut plus continuer comme ça je dois agir. Il faut que je leur dise quelque chose, rien ne me vient à l'esprit, foutue imagination, jamais là quand on en a besoin ! Alors un seul mot me vient ; « Euh » - Enfin si on peut appeler ça un mot...- « Salut ! » - Enfin un vrai mot ! - Tout le monde a l'air étonné de ce que je viens de dire, certains souris, d'autres se regardent. On se croirait dans une rencontre entre deux espèces différentes, mais non, nous sommes tous égaux, j'ai une tête, des jambes, des bras,.. tout comme eux. Je souris bêtement, mes mains serrant mon sac de toutes mes forces, attendant que la tribu en face de moi me réponde, me donne un signe de vie, de compréhension.

 

Ils ont mis du temps puis finalement sont venus à ma rencontre, me saluant chaleureusement, me posant des tas de questions. Ils ont su me faire oublier mon gène, et mon intégré très facilement.
La sonnerie chante l'heure de rentrer en classe, après avoir sympathisé avec deux filles, je crois que c'est Charlotte et Émilie, nous nous sommes assises sur une rangée de trois. J'ai le sourire aux lèvres, mes amis me manquent certes, mais je sens que je vais bien m'entendre avec eux, peut-être même plus. Notre professeur principal nous fait un monologue, sur notre emploi du temps, les règles du lycée et les siennes au sein de la classe, elle me présente même officiellement devant toute la classe, et chaque élève se présente à leur tour. Ils ont tous une tête sympathique, il y en bien sûre deux, trois qui sont à part, malheureusement comme dans beaucoup de classe, mais ils n'ont pas l'air méchant leur timidité remplacée juste le reste. La sonnerie retenti, enfin cette heure de vie de classe terminée, j'ai hâte de prendre l'air ! Plus que cette après-midi avant de rentrée à la maison.
 
La journée est terminée, j'en reste étonnée, je ne m'attendais pas à être accueilli de cette manière-là. Au loin, une voiture klaxonne, un homme à l'intérieur fait de grand geste en ma direction... Oh non c'est mon père ! Je lui fais des signes pour qu'il arrête ce bruit et surtout qu'il arrête de m'afficher devant tout le lycée! C'était quand même mignon de sa part, d'être venue nous chercher, mon frère ma sœur et moi car avec son travail il est très occupé, alors je lui pardonne.

Je suis quand même contente d'être rentrée à la maison et surtout de retrouver ma chambre, mon univers, ma solitude. Je me sens si bien entre ces quatre murs, cette chambre me représente, sans moi elle n'est rien, sans elle je ne suis rien. Allongée sur mon lit la musique d'un vieux rock immortelle remplit ce vide et ce calme pesant. Mes pensées divaguées, mes yeux se ferment, des images apparaissent.

- Je suis dans un couloir sombre, à ma droite se trouve une grande porte en bois entrouverte. Je décide d'y entrer. La pièce est tout aussi sombre que le couloir, je ne vois rien, et ne décèle aucun objet. Je décide alors de faire machine arrière, et de revenir dans ce couloir. Soudain le son d'une voix parvient à mes oreilles. Une voix enrouée, faible, portant un lourd passé. La voix provient de la pièce où j'étais. J'y retourne alors, et demande si tout va bien et surtout où se trouve la lumière. Cette voix me répond qu'il n'y a pas de lumière, mais qu'elle est en moi.-

 

Mes yeux s'ouvrent spontanément comme lorsque nous nous réveillons la nuit après avoir fait un cauchemar. Ici c'était la même chose, sauf que je ne suis pas effrayée, mais plutôt dans un sentiment de paix et de bien-être. Je ne comprends pas ce qu'il vient de m'arriver, je n'étais pas endormie cela est certain car j'entendais ma petite sœur faire un caprice. Ce n'était pas un rêve mais alors qu'est-ce que c'était ? J'étais à la fois consciente et éveille comme si j'étais dans un autre monde. Et puis cette voix qui résonne encore dans ma tête, cette résonance, cette précision, cela avait l'air tellement réel. Je suis perdue, voire perplexe. Que symbolisait cette phrase ? Cette phrase qui elle aussi me revient à l'esprit, je ne comprends rien à rien. Je préfère mettre de côté cela, pour le moment.

 


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La suite c'est par ici ----->Chapitre 2 - Vouloir Oublier - <------
Marie

 



21/03/2015
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